Rêvéal

Qu’est-ce que la Philart’hopie ?

Étymologiquement, la philanthropie signifie « l’amour de l’humanité ». La philart’hopie est un néologisme signifiant « amour de l’art et de l’artisanat » et « espoir » (hope en anglais).

Comment ça marche ?

Tout d’abord, le « philart’hope créateur » sélectionne une ou plusieurs associations qu’il souhaite soutenir et leur propose ce « partenariat philart’hopique ».

Ensuite, le « philart’hope créateur » réalise des oeuvres qu’il propose directement à « philart'hoper » en indiquant le montant minimal du don attendu pour offrir l’oeuvre. Il peut aussi présenter des oeuvres à titre d’exemple et proposer des réalisations uniques sur commande.

Dans le cas des oeuvres réalisées directement à « philart’hoper », le « philart’hope donateur » manifeste son intérêt pour l’oeuvre auprès du créateur pour la réserver puis effectue le don à l’association. Le « philart’hope créateur » s’assure auprès de l’association que le don a bien été réalisé, et envoie l’oeuvre au « philart’hope donateur ».

Dans le cas d’une commande sur mesure, les deux philart’hopes s’entendent sur l’oeuvre à réaliser et un montant minimum du don à l’association retenue. Une fois l’oeuvre réalisée, si elle convient au « philart’hope donateur », ce dernier effectue le don à l’association et le « philart’hope créateur » s’assure auprès de l’association que le don a bien été réalisé, puis envoie l’oeuvre au « philart’hope donateur ».

L’effet « boule de neige » français...

Les contribuables français soumis à l’impôt sur le revenu peuvent réduire leur impôt de 66% du montant du don à une association d’intérêt général.

Ainsi, une contribution du philart’hope donateur de 100€, ne lui en coûte réellement que 34€, l’État français contribuant à hauteur de 66€.

Au delà de l’effet démultiplicateur d’impact, ce mécanisme permet aux deux philart’hopes et à l’association soutenue d’agir directement sur les priorités d’investissement et de redistribution de nos impôts.

Questions fréquentes

La philart’hopie concurrence-t-elle les artisans et artistes qui vivent de leur art ?

L’idée centrale de la philart’hopie est de soutenir des initiatives bienfaisantes, en aucun cas d’acquérir une pièce « bon marché ». La philart’hopie ne doit pas concurrencer les artisans et artistes. C’est une des raisons qui justifie le montant du don demandé pour une création : une fois la réduction de l’impôt sur le revenu déduite, la contribution réelle restante doit être nettement supérieure au prix de vente courant d’une pièce équivalente.

Que se passe-t-il si la pièce offerte est livrée cassée ou ne me convient pas ?

La philart’hopie n’est pas une relation client-fournisseur. C’est une initiative informelle entre deux individus, le créateur et le donateur, pour encourager une dynamique de soutien à une association. Le don réalisé à l’association ne peut pas être annulé. Si la pièce est malheureusement livrée cassée ou ne convient pas, une discussion entre le philart’hope créateur et le donateur pourra permettre de trouver une solution acceptable pour tout le monde, dans un esprit bienveillant.

Puis-je revendre une pièce qui m’a été offerte par un philart’hope créateur ?

Non, ce serait contraire à l’esprit de la philart’hopie qui consiste à promouvoir le soutien à des initiatives bienfaisantes, en marge de la logique économique d’achat et vente. Mais une création obtenue par philart’hopie peut être simplement donnée, ou mieux, à nouveau philart’hopée, c’est à dire offerte à un autre philart’hope en échange d’un nouveau don à une association.

Comment est déterminé le montant du don attendu ?

Tout d’abord, le montant est fixé par rapport à la contribution réelle du donateur, une fois déduite la réduction d’impôt. Si ce taux varie, par exemple, 66% ou 75% en fonction de l’association retenue, le montant du don attendu évoluera d’autant, mais pas la contribution réelle du donateur.

Ensuite, le montant lui-même est établi à un niveau nettement supérieur à celui d’une pièce équivalente qui serait vendue par un artiste ou artisan professionnel. Plusieurs raisons justifie ce choix :

  • La philart’hopie concrétise une volonté mutuelle des philart’hopes créateur et donateur de soutenir une association, et implique donc un réel effort de chacun. Il ne s’agit en aucun cas de permettre au « donateur » d’acquérir une pièce à « bon prix » !

  • La philart’hopie a été imaginée pour donner du sens et de l’espoir au philart’hope créateur qui perçoit cette activité comme un loisir et ne souhaite surtout pas concurrencer les artisans et artistes qui cherchent à vivre de leur activité.

  • Comme tout loisir, au delà du temps qu’il passe, le créateur assume l’intégralité des coûts de fabrication auxquels il faut ajouter le coût d’envoi du colis. Pour que la philart’hopie garde une utilité opérationnelle, le don réalisé par le philart’hope donateur doit s’avérer bien supérieur à l’intégralité de ces coûts. Sinon, il s’avérerait plus efficace que le créateur réalise lui-même le don.

  • Un don à une association ne peut bénéficier de la réduction d’impôts que s’il est réalisé sans contrepartie ou si cette contrepartie reste « symbolique ». Si l’association ne fournit bien aucune contrepartie, en extrapolant, on pourrait considérer que le philart’hope donateur reçoit indirectement une contrepartie de la part du philart’hope créateur, bien que ce dernier n’ait aucun lien financier avec l’association d’une part et que la pièce n’a pas de valeur marchande puisqu’elle ne peut être renvendue (elle a au plus une valeur d’usage). Cependant, pour rester dans l’esprit de la loi, il apparait important que le prix d’une pièce équivalente dans le secteur marchand reste « symbolique » au regard du montant du don.